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Situé dans le triangle La Roche sur Yon / Les Sables d’Olonne / Luçon, le Pays Moutierrois est positionné presqu’en limite de deux zones géologiques distinctes :
Le massif granitique armoricain datant du Précambrien
La plaine calcaire de Luçon datant du Jurassique

La présence humaine sur le secteur est très ancienne :
Civilisation des mégalithes (Préhistoire)
Tribus celtes des Pictons (Protohistoire)
Présence gauloise et romaine…

Situé sur un carrefour (chemin gaulois / voie romaine), le bourg bénéficie très tôt d’une économie marchande en plein développement (voir chapitre Halles) et devient un centre d’activité prospère dès le Moyen Âge.
La ruine survient après la Révolution, au moment des Guerres de Vendée.

Les moutierrois, républicains, subiront les attaques des troupes de Charrette en 1793 / 1794.
Les choses reprendront un cours normal au milieu du XIXème siècle, époque où apparaissent diverses infrastructures : Champ de Foire, école publique, Justice de Paix…

Moutiers vient du vieux français « moustier » = monastère. Au Moyen-Âge, on relève, en effet, l’existence de deux monastères sur le secteur.
L’un disparaît au début du XIIIème siècle, l’autre pendant le XVIIIème siècle.

Le bourg a conservé une forte tradition marchande et artisanale mais les activités ont évolué au fil du temps.
Etant situé en zone rétro-littorale, le tourisme joue désormais un rôle non négligeable dans l’économie locale.

Construite en granit (la pierre du pays) vers 1170/1180 par des ouvriers locaux, elle est de type roman poitevin tardif.
De plan rectangulaire : Nef centrale et deux nefs latérales, pas de transept, chevet plat.
L’abside semi-circulaire, actuellement visible, date de 1840 et le clocher de 1867.
Le mobilier fut mis en place vers 1890.

Dans son histoire, mentionnons la visite du futur Pape Clément V (Bertrand de Goth Archevêque de Bordeaux) fin avril 1305 (élu pape le 5 juin).
Primitivement église Saint Michel, elle fut consacrée à Saint Jacques en 1451 sur décision du Pape Eugène IV et rattachée à l’évêché de Luçon. Notons que nous sommes sur l’un des chemins secondaires menant à Compostelle (coquille Saint Jacques dans le blason de la commune).
Pillée par des troupes huguenotes en 1568 et 1622, l’église fut transformée en entrepôt après la Révolution puis ré-ouverte au culte en 1803.
L'église fut classée Monument Historique le 14 octobre 1908.

 

Construit en 1578 en une période troublée de l’Histoire (guerres de religion), l’édifice fut d’abord une petite forteresse à quatre tours avec remparts, pont-levis… modifié (suppression des remparts et d’une tour).
Ce château est aujourd’hui constitué de deux corps de bâtiment formant un L, orientés vers la lumière et un très joli parc.
L’architecture Renaissance reste ici un peu austère, impression renforcée par les importantes douves où l’eau abonde toujours.

Ce château passa en de nombreuses mains. On sait qu’en 1615, il est la propriété d’un personnage fort célèbre : Maximilien de Béthune, Baron de Rosny, Duc de Sully,illustre compagnon d’Henri IV.
A l’époque, Sully est gouverneur du Poitou. Son gendre le Duc Henri de Rohan vend la Cantaudière le 13 juillet 1620 à un certain André Legeay, Prévôt Général du Poitou, lequel fut aboli par Henri IV en 1608 pour avoir capturé le célèbre bandit Guillery qui dévastait la région.

Vendu comme bien d’immigrés en 1797, la propriété fut achetée finalement en 1855 par un certain Charles Duchaine. Ses descendants en sont toujours propriétaires.


Au centre de l’agglomération, Les Halles forment un ensemble bâti impressionnant mais facilement accessible et apparemment sans mystère. Pourtant, l’existence de ce monument est liée aussi à la grande Histoire.

Après le temps des invasions autour de l’an 1 000 (normands), survient au XIème et au XIIème siècle une période plus tranquille, amenant une expansion démographique et économique.
C’est l’époque où d’un désert rural surgissent villes et bourgades ainsi que de nouvelles catégories de citoyens : Artisans, marchands, universitaires… 
Certains rois de France tels Philippe Auguste (1165-1223) et d’autres, optent pour une bonne stratégie économique en attribuant aux cités des « privilèges » : Exemption d’impôts, administration locale indépendante… ce qui donne une impulsion nouvelle aux échanges.
Ces villes libres (bastides dans le Midi) et Moutiers en fut une, périodiquement, deviennent des centres attractifs, entraînant un développement des foires et marchés.

Les premières Halles furent construites vers le XIIème ou XIIIème siécle. 
Démolitions et reconstructions se succèdent au fil des siècles.
Les Halles actuelles datent de 1765. D’une superficie de 1 340 m2, elles offrent au regard une superbe charpente en chêne. On estime qu’elle a nécessité l’emploi de 150 arbres.
Elément surprenant : Les 41 colonnes de type dorique en pierre calcaire, visibles sur le périmètre, issues de la volonté d’un architecte féru de néo-classicisme.

Rénovées en 2006, ces Halles forment toujours le cœur à la fois vital et symbolique de la cité.

Foire le dernier lundi du mois
Marché tous les vendredis

 

 

 

 

Seul témoignage restant de l’existence d’anciens monastères aujourd’hui disparus, la datation de ces caves reste incertaine : Vers 1 000 / 1 200. Une curiosité à découvrir lors des visites guidées organisées par l’Office de Tourisme.

 

 

 

Sources et fontaines étaient des lieux de culte pour les celtes. Après l’évangélisation de la région vers le Vème siècle, ces lieux furent
« récupérés » et l’Eglise attribua à des saints plus ou moins connus les vertus supposées de leurs eaux.

Ici, l’eau guérit, paraît-il, les maux de dents, de dos et de reins.

Bizarrement aucune photo, aucune carte postale de ce lieu qui, aux dires des anciens Moutierrois, était un lieu de rendez-vous, un espace de convivialté et de communication orale.